Le Ministère des Mines et des Énergies, représenté par l’Agence Togolaise d’Électrification Rurale et des Énergies Renouvelables (AT2ER) a ouvert ce mardi, 03 septembre 2019 à Lomé, un atelier visant à porter des réflexions sur la mise en place d’un cadre commun de passation des marchés par l’agrégation de la demande et la mise en place de mécanisme de garantie commun pour les projets agrégés.

Cette initiative nommée “Initiative de Lomé” est issue du sommet fondateur de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) tenu en Inde en mars 2018 où six (06) chefs d’Etat ont décidé de fédérer leurs efforts pour booster l’accès à l’énergie électrique à partir de la technologie solaire. Le groupe de pays pilote composé du Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Niger et du Togo a obtenu le soutien de l’AFD qui a recruté le cabinet Ernest et Young (EY) pour en étudier la faisabilité.

À l’ouverture de l’atelier, le DG de l’AT2ER, Point focal du Togo à l’ASI, et représentant le Ministre en charge des Énergies, François Bolidja Tiem, a expliqué que l’initiative de Lomé s’inscrit dans le cadre de l’ASI et a pour ambition de faciliter et d’encourager le développement des projets solaires en Afrique à travers la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire collectif pour les pays y souscrivant. Ainsi, a-t-il ajouté, le PND étant un incubateur dans le développement, cet atelier vient à point nommé et s’inscrit à juste mesure dans l’optique du progrès.

Pour Ousmane Diawara, Consultant au Cabinet EY, la mission de EY est d’accélérer et de minimiser les risques liés aux investissements solaires (on grid et off grid), d’évaluer la faisabilité des projets, analyser les freins et risques rencontrés et de définir les modalités de sa mise en œuvre.

Plusieurs sujets ont été abordés à cette rencontre notamment les lois sectorielles (loi relative au secteur de l’électricité, loi sur la promotion de la production de l’électricité à base de sources d’énergies renouvelables, la loi Partenariat Public Privé et contrats, loi sur la protection des consommateurs). Les discussions ont été également axées sur l’état de la planification énergétique et l’électrification ainsi que des articulations entre les institutions de développement et projets d’initiative privée.

Étaient représentés à cet atelier les institutions étatiques, les partenaires techniques et financiers et les sociétés privées. Cet atelier a été suivi de journées de rencontres bilatérales.